Récit De Grossesse n。2 : Deuxième Trimestre 

Le résumé du premier trimestre est ici, maintenant place au deuxième. Bonne lecture !

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L’automne arrive, les journées raccourcissent, la froideur de l’hiver s’annonce mais mon énergie revient tout doucement. Je reprends progressivement le contrôle sur les tâches ménagères de la maison (sans grande motivation) et je me promène tous les jours en forêt. La marche me plonge dans un état de veille très agréable où je pense à mon bébé, à notre vie future, à l’accouchement aussi.

M’envelopper dans la nature me fait beaucoup de bien.

Mes relations avec l’Époux sont cordiales mais très superficielles et distantes. Il m’accompagne à la plupart de mes RDVs chez le gynécologue, écoute mes états d’âme de femme enceinte mais ne se projète PAS DU TOUT sur notre future vie de famille à 4, n’anticipe rien alors que 1001 détails doivent être réglés avant l’accouchement, ne veux pas toucher le bébé qui s’active dans mon ventre. J’évite d’y penser… Je m’enferme dans ma bulle de femme enceinte, seule avec mon bébé, ce qui au final m’offre des moments intimes très agréables.

Ma grossesse se déroule sans encombre. J’ai pleinement confiance en mon corps tant et si bien que je rêve d’une grossesse libre, sans suivi médical. Je sais que je vais bien et je sais que mon bébé va bien lui aussi, je le ressens comme une évidence. Bien évidemment mon ressenti en tant que patiente n’a aucune valeur aux yeux du corps médical pour qui seules les machines et les mesures qu’elles délivrent détiennent la vérité.

Quelle plaie que d’aller chez le gynécologue.

Le touché vaginal systématique m’insupporte tant il me parait intrusif et inutile dans le cadre d’une grossesse physiologique. Pourtant mon gynécologue est de la vieille école et l’impose à chaque RDV (et bébé est solidement verrouillé à l’intérieur).

Je commence à prendre rapidement du poids comme lors de ma première grossesse. C’est comme ça, J’AI FAIM. Je fais pourtant attention, je mange BEAUCOUP de légumes (je me souviens d’orgies de choux de Bruxelles), je limite le sucré dans la mesure du possible (donc pas trop en fait), pas de grignotage… Je me souviens d’avoir partagé des goûters gargantuesques avec la descendance au soleil sur la terrasse, la table débordant de gâteaux en tout genre. J’ai tout de même pour objectif de prendre moins de 25 kilos, histoire de pouvoir dire que j’ai fais moins pire que la première fois.

Le problème vient de mon appétit surnaturel.

Sans grande surprise vu mon essoufflement à chaque effort je suis déjà très anémiée. Trop même, de telle sorte que mon régime végétarien commence à poser problème à mon gynécologue qui a chaque rendez vous me demande de consommer un peu de viande ou de poisson (en plus du tardyferon que je prend quotidiennement). Cela commence à créer quelques tensions à la maison, et vu l’énormité des conflits que nous venons de traverser au premier trimestre je fais profil bas et très vite je me sens obligé d’obtempérer pour éviter de repartir pour plusieurs semaines de disputes (l’Époux est particulièrement pugnace tandis que j’ai toujours eu horreur des confrontations). 

Je goûte donc ici et là à un peu de poisson et de viande, ce qui n’est d’ailleurs pas aussi bon que dans mes souvenirs sauf pour le hareng fumé que j’ai bien failli tout engloutir.

Rien n’est aussi transcendant qu’un bon plat épicé.

Nous refusons de connaître le sexe de l’enfant à venir même si nous savons très bien que ce sera un garçon. Il n’y a aucun doute là dessus et donc au final aucune surprise. Quand je l’ai rencontré l’Époux m’avait dit : « tu verras, on sera heureux avec notre fille et notre garçon« . J’échange donc tous les vêtements rose bonbon de la descendance pour d’autres plus neutres et je me souviens encore de mon émotion lorsque j’ai trouvé son pyjama de naissance (un tout blanc tout moelleux avec un hérisson dessus) et imaginé que bientôt il y aurait son petit corps tout chaud dedans. 

Le fait d’avoir une fille et un garçon me renvoie toujours à la relation désastreuse que j’ai avec mon frère. Et si mes deux enfants ne s’entendaient pas ? Et si moi je m’entendais mieux avec un ? Suis je condamnée à reproduire les erreurs commises par ma mère et par ma grand mère maternelle ? Cette grossesse me force à y réfléchir longuement et à me réjouir, petit à petit, de la venue de ce petit garçon dans notre famille.

Pour être honnête je n’étais pas hyper emballée à l’idée d’avoir un garçon.

Lors de la T2 mon gynécologue a vraiment beaucoup de mal à ne rien nous montrer car bébé est surexcité et nous devons fermer les yeux plusieurs fois pour qu’il puisse continuer ses mesures sans risque pour nous d’apercevoir ce qu’il a ou n’a pas entre les jambes. 

La grossesse suit son rythme… et vu mes reflux gastriques je vais bientôt me mettre à cracher du feu. Autrement je n’ai aucune douleur, pas de constipation, pas d’hémorroïdes, pas de problème de circulation sanguine, pas de diabète… C’est un plaisir d’être enceinte et de porter cet énergumène qui bouge tellement dans mon ventre ! Des cabrioles en veux tu en voilà, une vraie pile électrique, l’inverse de la descendance qui était si calme.

Je passe beaucoup, beaucoup de temps à le palper dans tous les sens.

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Le troisième trimestre arrive… prochainement !

2 commentaires sur “Récit De Grossesse n。2 : Deuxième Trimestre 

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